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FÉCONDITÉ DU SPINOZISME

Autant de Spinoza que de spinozismes Le siècle des lumières fait de lui un penseur radical, matérialiste, ennemi des religions révélées, adversaire des monarchies absolues, amie des libertés, ce qu’il est mais ami de toutes les licences, ce qu’il n’est pas. Au XIX è siècle sa philosophie est au cœur de la querelle du panthéisme, que renouvellent l’idéalisme allemand et la découverte des philosophies indiennes. Salué par Hegel, considéré par Nietzsche comme pionnier de la philosophie critique du soupçon, Freud reconnaît en Spinoza un guide majeur.

Par son effort de naturaliser les passions humaines, Spinoza donne raison aux réflexions les plus contemporaines sur l’approche scientifique des émotions et des pulsions. Au XXème siècle, la pensée juive ouvre un nouveau débat avec Hermann Cohen et Leo Strauss pour faire une critique des arguments de Spinoza contre la pensée révélée. La pensée marxiste au contraire entreprend une relecture valorisante de Spinoza et réinvestit dans la pensée spinoziste pour lutter contre l’aliénation, de Marx lui-même à Louis Althusser en passant par Lénine et Gramsci.

Deleuze à son tour reconnaît son énorme contribution et Antonio Negri s’en réclame toujours au nom de la révolution. Sans doute avait-il déjà à Amsterdam, du vivant de son père, suivi des cours à l’école de Van den Ende, fréquentée par beaucoup de jeunes juifs qui y apprenaient le latin, les éléments de la philosophie et de la science cartésienne, mathématiques et physique.

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