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En cours de préparation, nous avons choisi ces 4 axes de réflexion:

  1. L’excommunication, la guerre, la tyrannie, les hommes qui luttent pour leur esclavage comme si c’était leur liberté, forment le monde du négatif où vit Spinoza, l’assassinat des frères de Witt : « ULTIMI BARBARORUM» « La haine et le remords, les deux ennemis fondamentaux du genre humain. » Court Traité, premier dialogue. La mort comme mauvaise rencontre inévitable dans l’ordre des existences naturelles (L’animal à la différence de l’homme n’a pas inventé cette mort intérieure, ce sado-masochisme universel de l’esclave-tyran.

Le reproche que Hegel fera à Spinoza, d’avoir ignoré le négatif et sa puissance, c’est la gloire et l’innocence de Spinoza, sa découverte propre. Dans un monde rongé par le négatif, il a assez de confiance dans la vie pour dénoncer tous les fantasmes liés à la puissance du négatif. Vie et Pensée : la vie comprend la pensée mais inversement la vie n’est comprise que par la pensée. Former les esprits à l’auto- critique par la méthode géométrique, celle-ci n’est pas une méthode d’exposition intellectuelle, un exposé professoral mais une méthode rectificatrice car si l’homme est en quelque sorte tordu, on rectifiera cet effet de torsion en le rattachant à ses causes more geometrico.

Comprendre la méthode géométrique de Spinoza, « les démonstrations sont les yeux de l’esprit » (TTP ch 13 et Ethique, V, 23, scolie), « il s’agit du troisième œil, celui qui permet de voir la vie par-delà tous les faux-semblants, les passions et les morts. Spinoza ne croyait pas dans l’espoir ni même dans le courage ; il ne croyait que dans la joie, et dans la vision. La démonstration comme troisième œil n’a pas pour objet de commander ni même de convaincre, mais seulement de constituer la lunette ou de polir le verre pour cette vision libre inspirée. A mon sens, voyez-vous, les artistes, les savants, les philosophes, semblent très affairés à polir des lentilles. Tout cela n’est que vastes préparatifs en vue d’un événement qui ne se produit jamais. Un jour la lentille sera parfaite et ce jour-là nous percevrons tous clairement la stupéfiante, l’extraordinaire beauté de ce monde. » (Henry Miller)

2. Une révolution dans le domaine de la psychologie par une revalorisation du corps : une seule substance ayant une infinité d’attributs, Deus sive Natura, toutes les créatures étant seulement des modes de ces attributs ou des modifications de cette substance,
Le corps est un modèle : « On ne sait pas ce que peut le corps… » nous ne savons même pas ce que peut un corps » (Ethique, III, 2, scolie) La conscience est naturellement le lieu d’une illusion. Sa nature et telle qu’elle recueille des effets, mais elle ignore les causes.

La source de l’erreur et du mal en soi provient des rapports et des compositions que nous fabriquons avec nos corps et nos souvenirs, de sorte que nous ne recueillons jamais que, tout est dans les effets de ces compostions et décompositions, entendons nos interprétations, nos rencontres fortuites. Nous recueillions seulement « ce qui arrive », à notre corps, « ce qui arrive » à notre corps, « ce qui arrive » à notre âme, c’est-à-dire l’effet d’un corps sur le nôtre, l’effet d’une idée sur la nôtre.

3. Une révolution dans le domaine de la morale, Il n’y a pas de Bien ni de Mal, mais ll y a du bon et du mauvais. Le bon c’est quand un corps à la rencontre d’un autre permet d’augmenter sa puissance et augmente la nôtre. Sera dit mauvais ou esclave ou faible ou insensé, celui qui vit au hasard des rencontres, se contente d’en subir les effets, quitte à gémir et à accuser chaque fois que l’effet subi se montre contraire et lui révèle sa propre impuissance. La morale c’est le jugement de Dieu, le système du jugement, mais l’Ethique le renverse, à l’opposition des valeurs Bien, Mal se substitue la différence qualitative du bon et du mauvais. La loi morale ou sociale, ne nous apporte aucune connaissance, elle ne fait rien connaître, elle supplée à la connaissance chez ceux qui n’en sont pas capables en raison de leur mode d’existence (la loi de Moïse).


4. La dévalorisation de toutes les passions tristes au profit de la joie qui naît de la connaissance. Si nous ne comprenons pas la règle de trois, nous l’appliquons et nous l’observons comme un devoir. L’Ethique trace le portrait de l’homme du ressentiment, pour qui tout bonheur est une offense, et qui fait de la misère ou de l’impuissance son unique passion.

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